Pointe-Noire, 19 Fév (ACI) – Les professionnels de la communication et des médias publics et privés du département de Pointe-Noire ont participé, le 13 février dernier dans la ville Océane, à un séminaire de renforcement des capacités sur les pratiques crédibles de leur métier, afin de contribuer à une couverture médiatique responsable, à l’orée de l’élection présidentielle de mars prochain.
Organisé par le Conseil supérieur de la liberté de communication (Cslc) en partenariat avec l’UNESCO, ce séminaire a permis de rappeler aux chevaliers de la plume et du micro le rôle crucial des médias dans la promotion de la démocratie.
S’exprimant à l’ouverture des travaux, le président du Cslc, M. Médard Milandou Nsonga, a souligné qu’à cet effet, les médias ont la mission d’informer avec exactitude, favoriser un débat public responsable et contribuer à la consolidation de la paix.
« Lutter contre la désinformation, éviter les discours de haine, garantir l’équilibre et l’équité dans le traitement de l’information sont autant de défis auxquels les femmes et hommes de médias doivent faire face. A travers ce séminaire le Cslc entend offrir les outils pratiques, les repères juridiques et déontologiques afin de renforcer une pratique assurée et crédible du métier, il s’agit de contribuer à un environnement médiatique sain au service de la paix, de la cohésion nationale et de la transparence du processus électoral », a-t-il exhorté.
A cet occasion, les participants ont suivi trois communications autour des thèmes « la presse, l’un des piliers de la démocratie » ; « Cadre juridique de l’élection présidentielle », et « Rôle des journalistes dans le processus électoral et dans la prévention des conflits électoraux’ ». Ces thèmes ont été présentés par les experts des médias dont le haut conseiller Godefroy Yombi et le professeur Ludovic Miyouna.
Pendant les échanges, ils ont exhorté chaque journaliste à exercer sa profession dans le strict respect du code d’éthique et de la déontologie afin de diffuser une information impartiale et éviter de colporter les informations et les contenus non vérifiés.
« Nous sommes à un carrefour ou les populations doivent faire leurs choix. Il faut donc qu’elles soient éclairées par une information neutre et vraie avec beaucoup de rigueur et professionnalisme, car elle est une denrée de qualité qui contribue au développement dans tous les secteurs », a dit le Pr Miyouna, invitant les journalistes à recourir au fact-checking avant de relayer une information.
A l’issue de ce séminaire, les participants ont salué cette initiative, reconnaissant que leur métier exige beaucoup de vigilance afin de ne pas être vecteurs des violences.
L’environnement médiatique de la capitale économique de la République du Congo est composé de plusieurs médias dont l’Agence congolaise d’information, rappelle- t-on. (ACI)





