Brazzaville, 28 Mars (ACI) – L’initiateur du Festival international de théâtre et autres arts de la scène (Fitaas), M.Yvon Wilfride Lewa-Let Mandah, a souligné le 27 Mars à Pointe-Noire, l’importance des représentations théâtralespouvant apporter une cure aux multiples maux dont souffrent les sociétés congolaise, africaine et mondiale, à condition qu’une bonne frange de la population les suivent afin d’en tirer la quintessence.
M. Lewa-Let Mandah a relevé cette nécessité à l’occasion du lancement des activités de la 9e édition de ce Festival international, couplée à la Journée mondiale du théâtre, tenue du 27 au 29 Mars à l’Espace culturel Yaro dans la ville océane, en présence de plusieurs acteurs culturels et amoureux des arts de la scène.
« De proche en proche, une révolution pacifique se produirait. Et les armes se tairaient en Iran, au Liban, à Gaza et dans les pays du Golfe. La hache de guerre serait enterrée dans le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Le Soudan et toute l’Afrique pourraient alors connaître leur Canaan. Et pour que ce conditionnel devienne un futur saisissable et radieux pour toute l’humanité, nous faisons le plaidoyer, selon lequel chaque citoyen du globe doit apporter du sien », a-t-il fait savoir.
A cette occasion, l’initiateur du Fitaas a appelé les pouvoirs publics à s’investir dans les infrastructures culturelles, à savoir Bibliothèques, médiathèques et amphithéâtres. Il a invité également le public à s’approprier cette journée en allant suivre les spectacles proposés par les acteurs de théâtre.
D’après lui, le théâtre sert à quelque chose dans ce monde en proie aux conflits froids et ouverts, car depuis des temps immémoriaux jusqu’à présent, il ne cesse de jouer un rôle prépondérant au cœur des vies humaines, des civilisations antiques égyptiennes, helléniques, hébraïques, orientales.
«Le théâtre a revêtu des lettres de noblesse. Par la catharsis, il extirpe de l’homme des vices pour façonner en lui un nouveau logiciel comportemental, tendant à rendre la société meilleure », a-t-il signifié.
Le programme de cette 9e édition, placée sous le thème « Place de la femme dans la société », comprend des spectacles vivants, des conférences et des masters class. A cette occasion, la troupe ‘’Autopsie’’ a joué la pièce de théâtre « Femme-homme », tandis que la troupe Bantoue a emboîté le pas avec « Femme lumière ». Le spectacle de danse contemporaine, à quant lui, a été démontré par la compagnie Possibilitis.
Pour le deuxième jour, plusieurs activités plusieurs panelistes ont développé des thèmes prévus pour l’événement notamment « Place de la femme dans la société : hier, aujourd’hui et demain » par Nicole Mballa, Destinée Nziengue, Gaspard Boukaka Massengo, Pouliguen Maya et Djon’s Dinana ; «le défilé de mode » par Elvire Josianne Mokosso Leli de Trace Fashion Mode, suivi du ballet théâtre « Perçu corps en transe » par Tam-Tam de Pointe-Noire.
Le metteur en scène Guy Bassinga a développé le thème « Le jeu de l’acteur » tandis que le panéliste Yvon Wilfrid Lewa-Let Mandah s’est consacré sur le thème « Comment écrire une pièce de théâtre ? » et le danseur professionnel Gatien Bintsangou s’est édifié les participants sur la « Danse contemporaine ».
M. Lewa-Let Mandah est dramaturge, poète, metteur en scène et président du Centre de la République du Congo du Fitaas. Les dernières activités de ce Festival a été la présentation des spectacles comme «La dignité n’a pas de handicap » du collectif Lamuka et «Comme ton passeur », de la troupe Théâtrale du Cercle Biblique Evangélique (Cbe) de Mvou-Mvou, ainsi que la restitution des travaux de trois ateliers et. (ACI)





