Kinkala, 30 Mai (ACI) – Le ministère des Affaires Sociales et de l’action humanitaire a organisé le 27 mai à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, un atelier de sensibilisation sur la politique nationale de l’action sociale et le plan d’action humanitaire pour l”inclusion sociale, la réduction des inégalités et la consolidation de la solidarité nationale.
Il sied de noter que le ministère en charge des Affaires sociales agit sur les populations vulnérables par la prévention, la lutte contre toutes les formes d’exclusion, la protection des personnes vulnérables, l’inclusion des personnes vivant avec handicap, la protection de l’enfance, et la gestion des situations d’urgence et de crise.
Par contre, les directions des Affaires Sociales et celle de l’action humanitaire, se renforcent aussi dans la formation et la certification dans les métiers du travail social, l’équipement et les infrastructures afin d’être plus efficace dans la fourniture des services aux personnes dans le besoin.
Prenant la parole à cette occasion, la directrice départementale des affaires sociales du Pool, Mme Lemay Fabienne Loufoua, a indiqué que la politique nationale de l’action sociale et le plan d’action humanitaire se basent sur quatre piliers principaux, à savoir la prévention, promotion, protection et prise en charge.
Selon elle, les services techniques du ministère en charge des Affaires sociales ont d’abord fait un état de lieu avant d’élaborer cette politique et ce plan d’action. Chez les enfants de moins de 5 ans, le taux de mortalité est élevé avec 52 décès sur 1000 naissances vivantes. Une morbidité, entre autres, due à une malnutrition chronique à 21%, et aigu à 8%.
Concernant les personnes âgées, il a été constate la perte des capacités de travail, la fragilité, la mortalité, l’isolement. Tandis que chez les adultes dont l’âge varie entre 30 et 49 ans, 16% de chômage, un taux élevé de VIH Sida se remarque.
Alors que les Jeunes de 16 à 29 ans, au chômage, ont un taux élevé du VIH Sida, et nombreux ont abandonné les études. Le travail des enfants, le mariage forcé et précoce, les grossesses non désirées, ont été constaté chez cette couche de la société.
Cependant chez les femmes, l’on a noté un faible accès à l’emploi, des violences conjugales et sexuelles. Chez des personnes vivant avec handicap, des avantage et discrimination réduisant l’accès a la scolarisation, l’emploi et à l’insertion socio-économique.
Par contre, chez les populations autochtones, il a été constaté une forte discrimination d’exclusion sociale et de marginalisation, un taux élevé de pauvreté, un faible accès aux services sociaux et à l’Etat civil.
De son côté, la directrice départementale de l’action humanitaire, a indiqué que les services spécialisés du ministère informe les populations situées dans les zones géologiques à haut risque sur les inondations, l’ensablement, les érosions et les éboulements.
Après la prévention s’ensuit la préparation aux catastrophes naturelles, afin d’apporter avec efficacité des réponses d’urgence aux populations affectées. (ACI)

