Brazzaville, 16 Juillet (ACI) – Deux audiences dont l’une au Tribunal de grande instance (Tgi) de Dolisie, dans le Département du Niari, et l’autre dans la même juridiction à Djambala, dans le département des Plateaux, concernant quatre présumés délinquants fauniques, sont respectivement attendues dans ces deux localités.
Pour l’affaire du département du Niari, le Tgi de Dolisie rendra son verdict, le 17 juillet prochain. Cette affaire implique un présumé délinquant faunique, interpellé le 26 juin dernier en flagrant délit de détention et tentative de commercialisation de deux pointes d’ivoire d’un éléphant, espèce intégralement protégée par la loi congolaise.
Le présumé délinquant faunique aurait ramené les pointes d’ivoire des forêts du village 109 du district de Moutamba dans le Département du Niari avec l’intention de les vendre à Dolisie. Au cours de l’audience tenue le 3 juillet dernier, la personne mise en cause aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés.
La deuxième audience attendue le 22 juillet prochain au Tgi de Djambala, concernent trois présumés braconniers, interpellés les 23 et 24 mai dernier à Lékana et Ngo dans le Département des Plateaux. Ils sont poursuivis pour les délits d’abattage d’éléphants des produits dérivés de cet animal protégé par la loi.
Les trois personnes sont également soupçonnées d’avoir détenu illégalement des armes et des munitions de guerre. Ils avaient été interpellés par les éléments de la Région de Gendarmerie du département des Plateaux avec des armes à feu dont une de guerre, des munitions de guerre, huit morceaux d’ivoire pesant plus de 31kg.

Le braconnage et le commerce illégal des produits de faune contribuent à la disparition progressive de nombreuses espèces animales à travers le monde. En vertu de l’article 27 de la loi Congolaise sur la faune et les aires protégées, le Congo est déterminé à préserver son patrimoine faunique.
A cet effet, il réaffirme sa volonté de sanctionner avec fermeté toute violation des dispositions relatives à la protection des espèces animales, particulièrement celles menacées d’extinction comme l’éléphant, la panthère, le pangolin géant, le chimpanzé et autres.
Les contrevenants à ces dispositions de cette loi sont passibles des peines allant de deux à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende pouvant atteindre cinq millions de Fcfa. (ACI)

