Brazzaville, 14 Juillet (ACI) – Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, M. Christian Yoka, a présenté, le 14 juillet à Brazzaville, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026, arrêté en recettes à 2778 milliards 016 millions de francs CFA, contre 2550 milliards 540 millions de francs CFA dans la loi de finances initiale.
Les dépenses sont fixées à 2561 milliards 069 millions de francs CFA, contre 2320 milliards 167 millions de francs CFA initialement prévus, a-t-il indiqué devant le Sénat.
Les ressources de trésorerie et de financement sont évaluées à 1595 milliards 360 millions de francs CFA, contre 1240 milliards 360 millions de francs CFA dans les prévisions initiales. Les charges de trésorerie s’établissent à 1812 milliards 306 millions de francs CFA, contre 1470 milliards 732 millions de francs CFA.
A en croire M. Yoka, le projet de loi de finances rectifiée dégage un excédent budgétaire prévisionnel de 216 milliards 947 millions de francs CFA, contre 230 milliards 373 millions de francs CFA dans la loi de finances initiale. Le déficit de trésorerie projeté sera couvert par cet excédent budgétaire prévisionnel.
Dans ce nouveau cadrage, les hypothèses macroéconomiques ont été révisées. Le taux de croissance économique est maintenu à 5,5 %, tandis que l’inflation est ramenée à 2,7 %, contre 3 % dans les prévisions initiales.
Le prix du baril de pétrole brut congolais est réévalué à 67 dollars, contre 60,3 dollars dans la loi de finances initiale, soit une hausse de 11 %. La production pétrolière demeure estimée à 105 millions de barils, avec un taux de change maintenu à 550 francs CFA pour un dollar.
Pour le secteur gazier, les prévisions portent notamment sur une production de gaz naturel liquéfié (Gnl) de 137.812.429 Mmbtu, valorisée à 7,4 dollars le Mmbtu, du GPL Wing Wah de 334.800 tonnes à 500 dollars la tonne, ainsi que du gaz Cec et Ced, respectivement estimés à 985.000 Ksm3 et 65.700 Ksm3.
M. Yoka a indiqué que les objectifs de réévaluation demeurent conformes au cadre budgétaire à moyen terme 2026-2028. Ils visent notamment à consolider les recettes publiques à travers la digitalisation des procédures, la réduction des exonérations fiscales et une meilleure valorisation des ressources naturelles, en particulier le pétrole, les forêts et les mines.
Ils s’appuient également la rationalisation des dépenses publiques grâce à une gestion plus rigoureuse des dépenses de fonctionnement, la poursuite des efforts de réduction du niveau et du coût de la dette publique, ainsi que le renforcement de la résilience de l’économie nationale face aux chocs extérieurs.
Ce projet de loi prend en compte aussi la ratification du décret n°2026-179 du 8 mai 2026 portant ouverture de crédits d’avance, occasionnée par la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale, marquée par la création, la réorganisation et la reconduction de plusieurs ministères, suite de l’élection présidentielle de mars 2026.
Le projet de loi sera examiné par les deux chambres du Parlement avant son adoption définitive. (ACI)

