Brazzaville, 23 Fev (ACI) – Les participants à l’atelier de validation du système d’information métier et de présentation du Système intégré des faits d’état civil (Sifec) ont recommandé, le 20 février à Brazzaville, la mise à disposition urgente des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires à son déploiement effectif.
Porté par l’Agence congolaise des systèmes d’information (Acsi), le projet Sifec vise à améliorer la qualité du service public en matière d’état civil. Avant son déploiement, les autorités ont jugé nécessaire de valider les recommandations du système d’information, et de présenter la plateforme en mode client-serveur.
À cet effet, le directeur général de l’Acsi, M. Marhyno Lord Gandou, a souligné que les conclusions arrêtées constituent désormais une feuille de route visant à faire du Sifec un écosystème «vivant, interopérable et sécurisé», et non un simple outil informatique figé.
«Digitaliser l’état civil, c’est ancrer le droit de chaque Congolais dans l’éternité numérique. Le leitmotiv qui doit guider notre action post-atelier est que la technologie ne vaut que par l’usage», a-t-il affirmé.
Insistant sur la rigueur dans la collecte et la sécurisation des données, M. Gandou a indiqué que la digitalisation de l’état civil marque le passage de la phase de conception à celle de l’appropriation.
Pour le conseiller administratif et juridique au ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public, M. Audrey Alban Mapithy-Ma-Mapithy, la plateforme remplace «l’imprécision des archives physiques par la rigueur du code numérique».
«Il s’agit de passer d’une administration de la lenteur à une administration de l’immédiateté. La plateforme que vous avez validée n’est pas un simple outil informatique. C’est une infrastructure de traçabilité républicaine. En digitalisant ces actes d’état civil, nous permettons à l’État de mieux connaître sa population et de mieux planifier les ressources que nous gérons pour elle », a-t-il ajouté.
Il a souligné que cette avancée s’inscrit dans la volonté du Président de la République, M. Denis Sassou -N’Guesso, qui a fait de l’année 2026 une étape clé de la digitalisation de l’administration publique.
La plateforme Sifec aura des effets transversaux dans plusieurs ministères, notamment en matière d’authentification des identités, d’accès en ligne aux actes d’état civil, d’assainissement des fichiers administratifs et d’amélioration des statistiques démographiques et sanitaires.
Dans le secteur éducatif, le dispositif renforcera le contrôle de l’identité des élèves lors des inscriptions aux examens et contribuera à la lutte contre la falsification des actes de naissance et des diplômes. Sur le plan financier, il permettra également de mieux maîtriser les dépenses publiques liées aux allocations familiales indues et de fiabiliser l’immatriculation des agents publics, a-t-on noté.
Organisé du 18 au 20 février à Brazzaville par les ministères en charge des Finances et de la Décentralisation, l’atelier a connu la participation des experts de plusieurs ministères et de l’Acsi ainsi que des mairies et des partenaires techniques et financiers. (ACI)





