Depuis plusieurs années, l’Union européenne (UE) entretient des relations de coopération avec le Congo dans beaucoup de domaines. Les politiques et les lignes de conduite actuelles sont basées sur trois grands axes poussant parfaitement les exigences et la volonté politique du Congo en matière de développement national, a déclaré l’ambassadrice de l’UE au Congo, Anne Marchal.
Anne Marchal qui a accordé une entrevue à l’Agence congolaise d’information (Aci), prélude à la commémoration de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie, a rappelé les priorités dudit partenariat en matière de développement. Concernant le premier axe, l’ambassadrice de l’UE a évoqué le lancement récent d’un grand programme, visant à accélérer la transition numérique au Congo, contribuant ainsi à une diversification durable.
Dans le secteur forestier, la diplomate a fait savoir que l’UE soutient divers projets, dans le but d’augmenter l’emploi pour les populations vulnérables, en mettant plus l’accent sur les populations autochtones. Dans le cadre de la formation professionnelle le projet ‘’Mosala’’ vise à renforcer l’adéquation formation-emploi et améliorer l’employabilité des jeunes. Mis en œuvre par le ministère de la Jeunesse et des sports, de l’éducation civique, de la formation qualifiante, ce projet est soutenu par l’Agence française de développement (Afd).
Outre le projet ‘’Mosala’’, l’UE appuie d’autres initiatives telles que le programme Erasmus+ pour les étudiants et chercheurs. D’autres projets ont été lancés en collaboration avec l’Afd comme les projets d’infrastructures à Pointe-Noire, qui devraient arriver à maturité d’ici la fin de l’année. Avec la construction de deux ponts pour la pêche, notamment la pêche industrielle et la pêche artisanale, a indiqué Anne Marchal.
En partenariat avec Afd, la dernière dimension réside dans la gouvernance, la transparence, des questions de droits de l’homme. Cette dimension met également l’accent sur le numérique, pour toucher à des aspects de gouvernance, en numérisant certains services, dans l’optique d’éliminer des formes de corruption, de retard ou de mauvaise gestion.
« Dans le projet droit de l’homme, on a parfois des actions en faveur des enfants et des femmes. En outre, beaucoup d’activités de notre diplomatie publique s’adressent aux jeunes, à travers les jeunes, nous faisons aussi attention à ce que nous touchons également des jeunes filles et des jeunes femmes », a-t-elle signifié.
Anne Marchal exhorte les femmes diplomates à veiller à la reconnaissance de leurs droits
Evoquant la célébration de la Journée internationale des femmes dans la diplomatie, Anne Marchal a souligné que elle appelle à reconnaître le rôle et les efforts à fournir, faire un bilan du nombre des femmes dans ce domaine, aussi admettre leur apport, car il y a un retard à combler. Parler sur le concept de la politique étrangère féminine, c’est le fait de donner aux femmes dans l’action l’extérieure de leurs droits.
« L’Union européenne et ses Etats membres célèbrent chaque année une quinzaine des droits humains avec l’accent sur la situation de femmes, notamment la lutte contre la violence faite aux femmes. C’est un plaisir que les femmes dans la diplomatie œuvrent, veillent à ce que leurs droits et ceux des filles soient reconnus dans une société égalitaire, faire mieux en sorte que les femmes puissent avoir leur indépendance et agir pour elles-mêmes », a-t-elle précisé.
Depuis quelques années, l’UE a mis un plan d’action sur le genre qui, est une vocation à la fois interne et externe. Elle encourage également une plus grande participation des femmes dans la diplomatie, car la femme diplomate est battante.
Rôle de la femme dans les conflits
Dans les conflits où les femmes sont associées à la table de négociations les perspectives d’une paix pérenne sont plus élevées et différentes. « Dans les missions de paix et de sécurité, l’UE dispose au quartier général, à Bruxelles les experts en genre, mais très souvent parmi le personnel des missions déployées sur le terrain, on veille à ce qu’elles comportent le personnel féminin », a-t-elle souligné.
Par Edouard Mangongo & Merleine Exaucée

