Diplomatie : Les femmes leaders, pionnières dans la résolution des conflits de l’humanité

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Fatimata Barry Marega,

Les femmes leaders sont des actrices clés dans la résolution des conflits dans le monde. Grâce à leur capacité à mettre en avant des solutions inclusives, elles contribuent à bâtir des sociétés plus résilientes et équitables. Premières dames, premières ministres ainsi que diplomates ont su  impulser  des dynamiques de paix, de réconciliation de transition et de stabilité, a indiqué la représentante de l’Unesco en République du Congo, Fatimata Barry Marega.

S’appuyant sur ’La Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies’’, la diplomate onusienne a mis en évidence les actions du leadership féminin dans les processus de paix et de réconciliation, particulièrement en Ethiopie, au Liberia et en République centrafricaine. Elle a aussi salué l’implication des premières dames africaines dans des initiatives sanitaires et sociales, notamment dans la lutte contre la drépanocytose, le VIH/SIDA et pour leurs efforts en faveur de l’autonomisation des femmes.

Interviewée par l’Aci à l’occasion de la commémoration de la Journée internationale des femmes en diplomatie, Fatimata Barry Marega, a affirmé que le leadership féminin, fondée sur une approche d’écoute, d’inclusion et de coopération, a permis de relever les grands défis de l’humanité, entre autres, dans les domaines de l’éducation, la science et la culture.

Les femmes diplomates ont su intégrer des perspectives innovantes

« Les femmes diplomates ont souvent joué un rôle moteur pour promouvoir l’accès à l’éducation pour toutes et tous, lutter contre les violences faites aux femmes et préserver le patrimoine culturel, matériel ou immatériel. Elles ont également su intégrer des perspectives innovantes et inclusives dans les discussions internationales, en faisant entendre la voix des plus vulnérables, notamment des femmes et des filles », a-t-elle souligné.

Egalité des genres au sein de l’Unesco

Concernant l’égalité des sexes, l’Unesco fait de cette question une priorité globale, intégrée dans tous ses programmes et projets. Des efforts sont encore nécessaires pour garantir la parité à tous les niveaux hiérarchiques. «Il est essentiel de créer un environnement propice à l’émergence et à l’épanouissement des femmes dans les carrières diplomatiques et dans les instances de gouvernance».

Afin de garantir un meilleur épanouissement des femmes, la diplomate onusienne a invité le futur directeur général de cette Organisation à poursuivre les politiques favorables à la parité, à renforcer les programmes de mentorat, de formation et d’accompagnement, ainsi qu’à maintenir l’équité de genre comme une priorité transversale.

En rappel, la Journée internationale des femmes dans la diplomatie valorise la contribution de ces dernières à la construction d’un monde plus juste et inclusif.

Par Claude Daberge